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déc 22, 2011Un quart de siècle de MS Polymère
Le MS Polymère de Simson existe depuis 25 ans déjà. Mais comment a débuté toute cette histoire ? Revenons en Octobre1986 Düsseldorf .
Lors de ce salon triennal consacré aux matières synthétiques, C.J. Keyzer, responsable du département R&D d’Ind. Mij. Simson BV, prend pour la première fois contact avec l’entreprise Kanegafuchi Chemical Industry Co., Ltd., le fabricant japonais des MS Polymères de Kaneka. Sur le stand de Mitsui & Co. Benelux, l’entreprise Kaneka ne disposait que d’un petit emplacement pour proposer quelques produits. C’était cependant suffisant pour lever quelque peu le voile sur un « mystère » savamment entretenu – la base du liant du nouveau mastic de construction, appelé Gomastit 2001, proposé par l’entreprise Merz & Benteli. Les MS Polymères – le MS-20A et MS-300 – étaient aussi présentés dans des récipients en verre et exposés avec leurs caractéristiques techniques.
Les résultats d'études préalablement menées par Simson BV avaient indiqué qu’un produit dérivé du Gomastit 2001 avait déjà été commercialisé par l’entreprise Den Braven. Ce mastic pour vitrage – Hybriseal – avait été fabriqué au départ d’un système de silicones modifiées, désigné par l’abréviation MS (Modified Silicon). Hybriseal était considéré par Simson comme le remplaçant potentiel du 1K–Thiokolkit (Simsonpol), pour autant qu’il puisse être enduit d’une couche de peinture. Dès lors, à la clôture du salon, un contact est immédiatement pris avec la société Kaneka à Bruxelles et Simson obtient certains privilèges lui permettant d’adapter les MS Polymères aux exigences du marché bénéluxien. Pendant deux ans, Simson a ainsi saisi l’opportunité de prendre de l’avance en mettant au point des mastics à base de MS Polymères, comme le MS-20A et le MS-300.
La première série d’essais de ces systèmes d’étanchéité ne permet pas d’obtenir des compositions stables ; il est clairement attesté que la régulation hygrométrique dans les mastics MS ne peut pas être aisément contrôlée, ce qui induit l'apparition d’une gélification prématurée du mastic dans la gaine. L’étude suivante, pour laquelle est utilisé un dessiccateur très réactif en présence d’humidité (issue de la chimie des silanes), s’avère très rapidement fructueuse.
Jusqu'au jour d’aujourd'hui, cette étape de réaction chimique est encore très fréquemment mise en œuvre. Il en ressort dès lors clairement que le potentiel des MS Polymères pour la mise au point d’une série de systèmes d’étanchéité a toujours été élevé, qu’il s’agisse de mastics pour joint à bas module ou de mastics de construction et de montage à module supérieur, susceptibles d’être conservés longtemps.
Simson Hybrid & Simson Hybrid Plus
Le premier lot d’essai ne se fait pas longtemps attendre dans l’usine de Simson et la fabrication débute dès la fin de 1987 sous le nom de code VOO-711. Cet article est provisoirement baptisé Simson Mono-Elastoseal. Ce petit lot de production est versé dans des fourreaux en aluminium vierges, le seul moyen dans lequel les mastics de polyuréthane 1K peuvent être stabilisés et conservés en l’état pendant minimum un an. Simson avait du reste déjà employé ces fourreaux pour deux mastics en PU : le Simson Multiflex, un mastic de montage, et le Simsonflex, un mastic de construction pour joints de raccordement et de dilatation. En 2001, soit quatorze années après son conditionnement, le matériau composant le mastic VOO-711 pouvait encore être correctement mis en œuvre et le durcissement avec l’humidité de l'air (pour former un matériau élastique et caoutchouteux) se déroulait encore remarquablement bien. Au terme de ce premier lot d’essai, ce mastic de construction MS à bas module a été commercialisé sous l’appellation Simson Hybrid dans une magnifique gaine en aluminium imprimée.

Fig. 1 : photo factuelle des fourreaux en aluminium de Simson Hybrid
L’entreprise mit ensuite au point le Simson Hybrid Plus (Simson H+), un mastic de construction qui était, dans les grandes lignes, le successeur de Simsonflex-PU, pour lequel un
troisième type de MS-Polymère de Kaneka était utilisé.
Par la suite, au départ de ce système, un premier mastic de montage MS a été mis au point et spécifiquement testé en vue de l’encollage de miroirs. Il s’est avéré que le Simson Mirrocol tolérait généralement très bien le support (c'est-à-dire l’arrière) du miroir. L’utilisation de Simson H+ comme système d’encollage d’éléments de plaques de façade s’est aussi avérée révolutionnaire. Après de minutieux tests de durée effectués en laboratoire, l’entreprise Hoechst a approuvé la colle pour le collage de plaques de Trespa sur une ossature en bois ou sur un support en profils d’aluminium. Pour pouvoir appliquer le mastic de façon à la fois contrôlée et régulière, J. Jongen a mis au point un bec en forme de V grâce auquel les plaques de façade pouvaient être comprimées dans le film de colle sans piéger de bulles d’air.

Fig. 3 : modèle d’encollage de la plaque de façade, ou évt.
photo de mise en œuvre avec illustration du bec en forme de V
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